[ REPLAY Séminaire T-tAg] Innover dans les services de conseil agricole burkinabé grâce au numérique ? Une émergence freinée par les exigences du travail collaboratif dans des réseaux dispersés/Quels sont les risques juridiques liés à l’exploitation des données agricoles ? : solutions envisageables, par Chloé Alexandre et Laura Tomasso – 10.02.2021

 

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Innover dans les services de conseil agricole burkinabé grâce au numérique ? Une émergence freinée par les exigences du travail collaboratif dans des réseaux dispersés, par Chloé Alexandre

Les services de conseil agricole en Afrique de l’Ouest font face à plusieurs défis, notamment en termes de couverture, de prise en compte de l’hétérogénéité des situations des agriculteurs et de valorisation de leurs connaissances. Les technologies numériques (simples, telle la téléphonie mobile, ou plus récentes – NTIC) offrent des opportunités pour développer des services de conseil plus accessibles, plus spécifiques et plus interactifs. Leur mobilisation modifie les réseaux d’innovation permettant le développement et la gestion des services de conseil numériques. Ces technologies offrent également de nouvelles possibilités de financement du conseil. Ces nouveaux outils, acteurs et ressources permettent-ils de répondre aux défis du conseil évoqué?Nous comparerons 15 services de conseil agricole numérique au Burkina Faso, analyserons la composition des réseaux d’innovation ayant permis leur développement, et identifierons les difficultés rencontrées par les différentes parties prenantes dans ce processus d’innovation collaborative

Chloé est diplômée d’un master en développement international de Sciences Po Paris et d’un master en agroéconomie de l’IRC/Montpellier SupAgro. Réalisant sa thèse en gestion sur les services de conseil agricoles numériques au Burkina Faso, elle s’intéresse particulièrement aux processus d’innovation ouverte permettant leur développement et questionne les nouvelles opportunités offertes par ces technologies, ainsi que leurs limites.

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Quels sont les risques juridiques liés à l’exploitation des données agricoles ? : solutions envisageables, par Laura Tomasso

La collecte, le traitement et le partage des données agricoles offrent des possibilités infinies d’innovation et de productivité. Mais, en contrepartie, ce Big Data agricole est aussi source d’inquiétudes. Les exploitants craignent de perdre la maitrise de l’usage des données générées sur leur exploitation. Or, si les données à caractère personnel sont protégées juridiquement, ce n’est pas le cas des données non personnelles issues des objets connectés. Aussi, la question se pose de savoir s’il existe un cadre juridique permettant de régir les données agricoles ? En l’absence d’un tel cadre, existe-t-il des techniques offrant la possibilité de conserver une certaine maitrise de ces données ? Il s’agit de trouver un équilibre entre plusieurs injonctions : la protection et le partage des données agricoles; ceci afin de réguler les relations entre les différents acteurs de l’agriculture numérique.

Laura est diplômée d’un master II Pratiques Juridiques et Judiciaires de l’Université de Montpellier. Sa thématique de thèse, sous la direction d’Agnès Robin, est un sujet transversal qui consiste à analyser les données dans le domaine agricole, notamment, en droit du numérique et en droit de la propriété intellectuelle. Si « l’analyse juridique des plateformes collaboratives dans le secteur du numérique » était son sujet de thèse en première intention, il leur est apparu que l’objet de sa recherche portait en réalité sur les données elles-mêmes. C’est pourquoi elles ont ré-axé le sujet de thèse sur « l’encadrement de l’usage des données dans l’environnement numérique ».

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Contact: sigolene.rousseau [AT] supagro.fr