PulvÉco®, outil numérique pour apprécier la qualité de pulvérisation en vigne large

En matière de réduction des doses, dans un contexte d’exigence croissante de la part des citoyens, l’épandage des produits phytosanitaires est la mère des batailles.

Ainsi, des financements alloués à la recherche, notamment en arboriculture et viticulture, ont été fléchés dans le but de limiter la dérive des produits phytosanitaires en direction des riverains. L’épandage des produits volatiles est, en effet, devenu un sujet sociétal et « il y a un effort de la puissance publique pour limiter la dérive aérienne, par le soutien financier à l’innovation technique et l’évolution vers un cadre réglementaire plus stricte », explique Jean-Paul Douzals, chercheur au sein de l »unité Technologies et méthodes pour les agricultures de demain (UMR ITAP).
L’enjeu pour la recherche vise à concilier les intérêts de l’ensemble des acteurs (citoyens, agriculteurs, élus, …) en proposant par exemple des solutions technologiques visant à limiter la dérive. Par des travaux d’expertise scientifique, ils peuvent aussi apporter des données permettant aux politiques de légiférer sur les distances réglementaires de sécurité.

En viticulture, l’outil gratuit en ligne PulvEco, lauréat du hackathon #DigitAg en 2017, permet, par exemple, de « comparer les différents types de pulvérisateurs viticoles présents sur le marché », à l’image de l’affichage de la qualité énergétique sur les produits électroménagers, permettant ainsi aux viticulteurs d’ « ajuster ses doses d’intrants phytosanitaires en fonction de la performance du pulvérisateur, des modalités d’utilisation (type de buse, nombre de rangs traités) et du stade de la vigne », peut-on lire sur une lettre d’actualité datant de mars 2019.

Et si la pulvérisation par drone est pour le moment interdite en France, sauf dérogation, le projet expérimental PulvéDrone vise quant à lui à évaluer la qualité de ce mode de pulvérisation sur des vignes situées sur des parcelles particulièrement pentues.

En savoir plus: Lire le dossier Inrae Agriculture : optimiser les doses d’intrants grâce aux technologies numériques