[Paroles de doctorants] Eva López Fornieles : Potentialité des séries temporelles de données satellites multi-spectrales et radar pour concevoir des variables spatialisées du développement de la vigne à l’échelle régionale. Application à l’estimation de la croissance et de son arrêt, et intégration dans un modèle de contrainte hydrique de la vigne

Eva López Fornieles porte un sujet de thèse cofinancée par #DigitAg

Bonjour, je m’appelle Eva López et je viens de Barcelone. Je suis doctorante en agriculture de précision à Montpellier SupAgro dans l’UMR ITAP. Après une licence en agronomie de l’Université Polytechnique de Catalogne, j’ai poursuivi dans le même domaine avec un master en ingénierie agricole à l’Université de Lleida et j’ai réalisé mon stage en agriculture de précision dà l’UMR ITAP.

Durant ma thèse je vais évaluer l’intérêt et le potentiel de sources d’observation nouvelles comme support d’aide à la décision opérationnelle (pour l’expertise ou comme variable d’entrée de modèle) en viticulture : Est-il possible d’extraire des informations pertinentes des séries temporelles d’images satellites multispectrale et radar en vue d’une aide à la décision opérationnelle à plusieurs échelles (parcelle, domaine, coopérative, région) en viticulture ? La réponse à cette question nécessite de mettre en oeuvre des approches originales pour de prendre en compte l’ensemble des composantes (spatiales, attributaires, temporelles) des données et leur lien potentiel avec une information de référence.

Ce champ de recherche correspond à une demande sociale forte des professionnels de la viticulture (producteurs, conseillers, organismes consulaires, distributeurs d’eau, etc.) qui ont besoin d’outils opérationnels de diagnostic, de suivi et de pilotage de la contrainte hydrique (et de ses effets) à différentes échelles. Les entreprises de service s’y intéressent aussi.

Potentialité des séries temporelles de données satellites multi-spectrales et radar pour concevoir des variables spatialisées du développement de la vigne à l’échelle régionale : application à l’estimation de la croissance et de son arrêt, et intégration dans un modèle de contrainte hydrique de la vigne

  • Date de démarrage : octobre 2019
  • Université : MUSE Montpellier Université d’Excellence / Montpellier SupAgro
  • Ecole doctorale :  GAIA, Montpellier
  • Discipline / Spécialité :  Agronomie, Agriculture de précision
  • Directeur de thèse :  Bruno Tisseyre (Montpellier SupAgro, ITAP)
  • Encadrant(es) : James Taylor (INRAE, ITAP), Nicolas Devaux (Montpellier SupAgro, LISAH), Jean Michel-Roger (INRAE, ITAP), Sébastien Roux (INRAE, MISTEA), Christian Gary (INRAE SYSTEM)
  • Financement : #DigitAg – Montpellier SupAgro
  • #DigitAg : Thèse cofinancée – Axes 6 & 5, Challenges 5 & 3

Mots-clés : Agriculture de précision, séries temporelles, télédétection, contrainte hydrique, vigne, estimation de la croissance

Résumé :

La thèse propose d’investiguer l’intérêt et le potentiel de sources d’observation nouvelles comme support d’aide à la décision opérationnelle (pour l’expertise ou comme variable d’entrée de modèle) en viticulture. Le projet de recherche se focalisera essentiellement sur le potentiel des images satellites Sentinel (Sentinel 2 et Sentinel 1). En effet, ces nouvelles sources d’observation présentent des caractéristiques uniques en terme de temps de revisite (acquisition tous les 5 jours), de résolution spatiale (~10 m.), d’information apportées (images multispectrales et radar), d’emprise spatiale (échelle régionale et plus), de coût (images gratuites). Elles présentent donc des caractéristiques particulièrement intéressantes pour le suivi dynamique spatialisé en viticulture, de l’échelle de la parcelle à l’échelle régionale.

Son originalité  sera d’adopter des approches permettant de prendre en compte aux mieux et de manière holistique, l’ensemble des composantes de l’information :
– L’espace attributaire qui est par essence multivarié et hétérogène (données multi-spectrales, données radar),
– L’espace temporel (défini par le temps de revisite du capteur),
– L’espace géographique puisque les données sont spatialisées,

La thèse propose de mettre en oeuvre des approches originales pour prendre en compte l’ensemble de ces composantes de l’information afin de définir de nouvelles variables explicatives d’informations agronomiques pertinentes. La thèse privilégiera des méthodes basées sur la chimiométrie en intégrant une composante spatiale (géostatistique) et/ou temporelle. (méthode d’analyse fonctionnelle). L’objectif applicatif de la thèse sera d’explorer le potentiel de ces nouvelles sources d’observation pour extraire des descripteurs spatialisés de la contrainte hydrique de la vigne. Ces informations pourront être valorisée soit pour : du zonage, de l’extrapolation spatiale de données ponctuelles ou comme variables d’entrée dans des approches modèles (Bilan climatique).

Cette application a été choisie car :
– elle correspond à un champ de recherche important et historique de l’équipe porteuse qui bénéficie de l’accès à des données (historiques ou actuelles) nécessaires pour conduire cette recherche,
– elle correspond à une demande sociale forte des professionnels de la viticulture (producteurs, conseillers, organismes consulaires, distributeurs d’eau, etc.) qui ont besoin d’outils opérationnels de diagnostic, de suivi et de pilotage de la contrainte hydrique (et de ses effets) à différentes échelles.

 

Contact: eva.lopez-fornieles [AT] supagro.fr

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