[Paroles de doctorants]Noémie Laborie : Accompagner les transformations d’un agroécosystème pour une gestion durable des communs. Le cas des relations entre gestion de l’eau, risques sanitaires et pratiques de production de quinoa sur l’Altiplano Bolivien

Sujet de thèse cofinancée par #DigitAg

Je suis ingénieure agronome, diplômée de VetAgro Sup, où j’ai suivi la spécialisation
« Agriculture, Environnement, Santé, Territoire ». J’ai aussi une licence en ethnologie et
anthropologie.
Pour traiter des relations entre gestion de l’eau, risques sanitaires et pratiques de
production de quinoa en Bolivie, je vais chercher à favoriser l’émergence d’une vision
partagée entre les acteurs pour promouvoir une gestion collective des communs (des
ressources, des biens, mais aussi des maux communs tels que les problèmes sanitaires et de
pollution). C’est ce rôle de catalyseur que cet accompagnement doit mettre en place en
s’appuyant sur des outils de médiation, y compris numériques, en permettant aux acteurs
de se projeter sur le long terme. La démarche vise la production de connaissances mais aussi
l’accompagnement de décisions collectives à travers la conception participative d’un modèle
territorial ainsi que son évaluation et son exploration par les acteurs du territoire.
Les résultats attendus à l’issu de ma thèse sont la conception collaborative d’un modèle multi-agent et son exploration collective via des simulations hybrides permettant d’explorer une diversité de scénarios et à des horizons temporels lointains.

Accompagner les transformations d’un agroécosystème pour une gestion durable des communs. Le cas des relations entre gestion de l’eau, risques sanitaires et pratiques de production de quinoa sur l’Altiplano Bolivien

  • Date de démarrage : 1er octobre 2021
  • Université : Université de Montpellier
  • Ecole doctorale : GAIA
  • Discipline / Spécialité : Modélisation participative, humanités numériques, agronomie, anthropologie, géographie, sociologie, science de gestion
  • Directeur de thèse : Pierre Bommel, UMR Sens, Cirad
  • Encadrant(es)  : Pierre Bommel, UMR Sens, Cirad – William’s Daré, UMR Sens, Cirad – Emeline Hassenforder, UMR G-eau, Cirad
  • Financement : #DigitAg – Agropolis Fondation (projet Wasaca)
  • #DigitAg : Thèse cofinancée  – Axe 6 : Modélisation et simulation (systèmes de production agricole), Axe 1 : Impact des technologies de l’information et de la communication sur le monde rural, Axe 2 : Innovations en agriculture numérique, Axe 4 : Système d’information, stockage et transfert de données, Challenge 6 : La gestion des territoires agricoles, Challenge 1 : Le challenge agroécologique, Challenge 8 : Développement agricole au Sud

Mots-clés : Modèle multi-agent, Modélisation participative, Simulation interactive, Equité sociale, Quinoa, Eau, Communs

Résumé : Cette thèse s’inscrit dans le projet Wasaca (Wastewater irrigation: a sustainable agriculture adaptation to climate changes over the Bolivian Altiplano?) financé par Agropolis Fundation. Dans le cadre du WP3 (“Engager les parties prenantes dans l’adoption de pratiques agricoles durables”), le sujet vise à mettre en place une démarche de modélisation participative dite d’accompagnement (ComMod) autour de la disponibilité des ressources en eau, liée aux questions environnementales et sanitaires, pour envisager collectivement des trajectoires durables aux horizons 2050 et 2100. ComMod privilégie les jeux de rôle, ce qui limite l’exploration temporelle des simulations. Or l’originalité technique de la thèse repose sur l’utilisation de simulations hybrides en permettant aux participants d’interagir avec un simulateur informatique et de se projeter sur le temps long. Son objectif est de déterminer quelles sont les conditions nécessaires à la démarche de modélisation participative pour permettre une transformation durable de la gestion des communs, ici appliquée à un socio-agroécosystème spécialisé pour la production du quinoa. Une posture critique est proposée pour répondre aux enjeux d’équité sociale et prendre en compte les asymétries de pouvoir. En termes d’enjeux sur le dialogue sciences-société, la démarche facilitera les interactions entre les scientifiques et acteurs locaux, qui peuvent partager leurs connaissances, co-construire des scénarios et envisager collectivement des solutions ou des nouvelles formes d’organisation pour renforcer les gestions des communs. Des outils innovants seront mobilisés et développés pour aider à la gestion collective de ce territoire en favorisant la transparence de la démarche et des informations produites. La finalité sociétale est recherchée à travers l’appropriation de la démarche et des outils par les acteurs, ce qui garantira la pérennité du projet. Un travail de conception et de développement informatique ira de paire avec des travaux en sciences sociales qui nécessitent une forte implication sur le terrain et avec les organisations paysannes, ainsi que la participation des acteurs et des autres chercheurs du projet. Ceci place le doctorant de facto dans une approche volontairement interdisciplinaire.

Contact:  noemie.laborie [AT] cirad.fr​ – Tél : 0641801743

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