G-EAU « Gestion de l’Eau, Acteurs, Usages », nouvelle unité membre de #DigitAg

L’UMR G-EAU – Gestion de l’Eau, Acteurs, Usages » est une des quatre nouvelles unités mixtes de recherche à avoir rejoint #DigitAg en septembre 2018. Localisée à Montpellier sur le campus de Lavalette, avec des scientifiques en expatriation, elle réunit des équipes d’AgroParisTech, du Cirad, de l’Ird, d’Irstea, de Montpellier SupAgro, de l’Université de Montpellier, et bientôt du BRGM.  Olivier Barreteau son directeur, présente ses recherches multidisciplinaires.

 

Quelles sont les disciplines représentées dans l’UMR G-EAU et ses compétences ?

L’UMR a des compétences dans tous les usages et relations de l’eau à la société : irrigation, inondations, eau potable assainissement. Les enjeux de pollution sont aussi un peu représentés. Pour ces différents usages, nous abordons les questions de gouvernance, de processus biophysiques et de gestion à l’échelle du bassin versant.

Nos compétences scientifiques sont très multidisciplinaires : agronomie, informatique /modélisation, sciences sociales (économie, sociologie, sciences politiques, anthropologie), hydrologie, hydraulique et mécanique des fluides sont représentées dans l’unité, ainsi que des compétences en participation (méthodes). Elles sont appliquées à des enjeux sur l’eau, parfois au niveau des territoires, y compris côtiers (aménagement des territoires où l’eau à une place importante).

 

Quels sont les apports de G-EAU à #DigitAg ?

 

G-EAU apporte à #DigitAg son expertise pour la conception et l’analyse de politiques publiques, l’aide à la décision dans un contexte d’accès à des données massives sur l’eau, des demandes accrues en méthodes participatives.

 

 

Les équipes mobilisées pour cela sont en sciences humaines et sociales, l’équipe « Participation et décision » (Nils Ferrand, Sylvie Morardet, Julien Burte ). Bruno Bonté, Géraldine Abrami interviendront aussi en informatique & modélisation pour la représentation de l’usage des données.

 

Par ailleurs, l’ensemble de l’UMR G-EAU est impliquée dans le GIS IM2E  (Institut Montpelliérain de l’Eau et de l’Environnement) et la Key initiative Waters de MUSE Montpellier Université d’Excellence. L’équipe de Gilles Belaud et la plateforme PRESTI (irrigation de précision), coordonnée par Bruno Molle y contribuent.

 

Avez-vous des collaborations en cours avec les autres unités de #DigitAg, des résultats ?

Nous avons noué plusieurs collaborations avec les unités TETIS et Green, ainsi qu’avec Agir, System et d’autres unités de l’Inra.

Des exemples où le numérique est concerné :

  • avec Tetis,  une thèse en commun sur l’intérêt du partage de l’information pour la gouvernance de l’eau (Nicolas Paget, 2016 « Facing threats by sharing information for renewable natural resources management ») ;
  • avec Green et le CEE-M (ex-Lameta), des recherches sur les transferts de vulnérabilité aux risques (inondation, sécheresse, perte de sols agricoles…) en zone côtière ;
  • avec Agir et le CEE-M, des jurys de thèse croisés ;
  • avec System et le LEPSE, des expérimentations en cours sur l’agri-photovoltaïque (projet avec l’entreprise Sun’R).

Nous travaillons aussi avec d’autres unités membres de #DigitAg, en dehors du périmètre de #DigitAg. On peut citer avec ITAP, des expérimentations en irrigation (aspersion, reuse et capteurs), avec MISTEA, la modélisation pour l’optimisation de l’irrigation (dont la réutilisation d’eaux usées). Et hors numérique une recherche G-EAU-ITAP sur les pollutions diffuses (pesticides en viticulture).

 

Dans le cadre de gouvernances participatives nous pourrons collaborer sur le partage de l’information.

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Quelle est ta vision de l’agriculture numérique ?

Je vois 2 échelles :

  • au niveau individuel sur l’exploitation, la parcelle pour le pilotage des ressources. Il s’agit de bien instrumenter (capteurs) pour mieux mobiliser des ressources rares et chères comme l’eau.
  • au niveau du territoire, il faudra rendre visible les flux, l’eau et d’autres flux, comme la richesse, et rendre visible les efforts de chacun, pour partager les bénéfices liés aux usages de l’eau ou d’autres ressources.

 

Voir comment la rente apportée par les ressources naturelles mobilisées en agriculture est répartie entre les acteurs est un enjeu important.

 

G-EAU à l’international

Au Sud, avec des scientifiques expatriés du Cirad et de l’Ird, l’UMR est présente dans 4 zones géographiques :

  • au Maghreb, au principalement Maroc et en Tunisie. Nous avons aussi des travaux de terrain et des collaborations en Algérie.
  • en Afrique de l’Ouest :  nous avons des expatriés au Sénégal et au Burkina Faso, et du travail terrain engagé au Bénin, au Mali et en Guinée.
  • en Afrique australe,  nous sommes présents en Afrique du Sud (expatrié) et au Mozambique (terrain).
  • en Asie du Sud Est nous avons un chercheur expatrié en Thaïlande, un au Cambodge, et nous sommes aussi sur le terrain au Vietnam et au Laos.

 

 

Au Nord :

  • nous avons un partenariat structurant avec l’ANU – Australian National University à Canberra – http://www.anu.edu.au/
  • et en Europe :

o   Aux Pays-Bas :  Delft University of Technology (TU Delft) et IHE Delft Institute for Water Education (Centre Unesco)

o   En Espagne : CSIC  (équivalent du CNRS) à Séville et Cordoue

o   En Italie : Université de Bari et de Padoue

 

En savoir plus

  • Site de l’UMR G-EAU : http://www.g-eau.fr
  • Contact : Olivier Barreteau, Directeur de l’UMR G-EAU – +33 4 67 16 64 39
  • Localisation : 361 rue Jean-François Breton – BP5095 – F-34196 Montpellier