[Paroles de doctorants] Mathilde Chen : Analyse du risque de maladie sur blé et vigne en combinant des bases de données régionales et des informations locales en cours de saison


La thèse de Mathilde Chen est une des premières à avoir été labellisée par #DigitAg

 

 

Bonjour, je m’appelle Mathilde Chen et je mène un projet de thèse à l’Acta, en partenariat avec l’INRA. Je suis le plus souvent basée à l’UMR Agronomie de l’INRA Versailles-Grignon, mais je travaille aussi avec certains Instituts Techniques comme l’Institut Français de la Vigne et du Vin ou encore ARVALIS – Institut du Végétal.

 

Je suis diplômée de l’Institut Polytechnique LaSalle Beauvais, une école d’ingénieur en agronomie. J’ai fait une spécialisation en Agroécologie, Sols, Eaux et Territoires durant mes 2 dernières années d’étude.

Ma première mission à l’INRA était pour un stage d’analyse de données où j’ai étudié l’effet du paysage sur les maladies de grandes cultures grâce à des analyses statistiques.

Par la suite j’ai eu l’opportunité de postuler à cette offre de thèse en analyses de données, encadrée par David Makowski de INRA et François Brun de l’Acta.

 

Analyse du risque de maladie sur blé et vigne en combinant des bases de données régionales et des informations locales en cours de saison

  • Date de démarrage : janvier 2017
  • Université :Paris Saclay
  • Ecole doctorale :  ABIES
  • Discipline / Spécialité :  Agronomie, analyses statistiques
  • Directeur de thèse : David Makowski (INRA)
  • Co-encadrant : François Brun (Acta)
  • Financement : Acta-les instituts techniques
  • Projet de recherche : Smart Pic
  • #DigitAg : Thèse labellisée – Challenge 3

Mots-clés : Maladies des plantes – mildiou de la vigne – vigne – analyse de risque – données d’épidémio-surveillance

Résumé :

L’objectif de réduire drastiquement l’usage des produits phytosanitaires vient d’être réaffirmé par les pouvoirs publics fin 2015, avec une nouvelle version du plan ECOPHYTO. Cependant, dans certaines situations, sur la base d’observations adéquates, des méthodes de lutte curatives restent nécessaires pour contrôler le développement d’organismes nuisibles pouvant compromettre la récolte de manière quantitative ou qualitative. La thèse s’inscrit dans ce contexte. Elle vise à améliorer les outils utilisés dans l’analyse de risque de maladies dans les parcelles agricoles en valorisant différentes sources d’informations : des informations régionales issues du dispositif du Bulletin de Santé du Végétal (BSV), des modèles épidémiologiques simulant la dynamique des maladies, et des informations issues directement des observations et de l’expertise des agriculteurs (RMT Modélisation, 2012 ; Brun et al., 2012, 2015). Mis en place dans le plan ECOPHYTO, le BSV est un document public et gratuit publié à l’échelle régionale sous la responsabilité des Chambres Régionales d’Agriculture, chargées de mettre en place un comité de rédaction. Ce bulletin est basé notamment sur un réseau régional d’observations.

La thèse porte sur deux cultures présentant des enjeux importants pour les questions de réduction de pesticides : la culture du blé tendre à l’échelle nationale et le vignoble de la façade atlantique (Val de Loire, Cognac, Aquitaine et Midi Pyrénées). Le blé tendre, avec cinq millions d’hectares couverts et près de 34 millions de tonnes récoltés chaque année, représente plus de 50% des récoltes de céréales en France. Avec 2,2 passages fongicides en moyenne sur les huit dernières années, le blé tendre est par ailleurs la céréale à paille la plus fréquemment traitée avec des fongicides, notamment pour lutter contre la rouille jaune et la septoriose. La vigne couvre près de 3,7% de la surface agricole utile française mais consomme près de 20% des pesticides dont une majorité de fongicides. Près de 90% des traitements ont pour cible le mildiou et l’oïdium, soit un coût de 250 M€ sur le vignoble français. Le suivi du développement des maladies en zones témoin non traitées montre régulièrement des niveaux d’attaque de mildiou et d’oïdium pouvant entrainer plus de 50 % de pertes de récolte en l’absence de traitements de la vigne. Actuellement, le manque d’intégration des informations disponibles sur l’état sanitaire des cultures contraint quasi systématiquement l’agriculteur à réaliser un traitement chimique pour se prémunir des impacts négatifs des maladies. L’enjeu est donc de mieux articuler les différentes sources d’informations disponibles pour prédire l’évolution des maladies à court terme afin d’estimer leurs impacts en termes de nuisibilités.

 

Contact:  mathilde.chen [AT] acta.asso.fr ou mathilde.chen [AT]  inra.fr – Tél : 01 30 81 59 06 ou 0671419020

Réseaux : ResearchGateLinkedIn

Communications / Publications

Brun, François, & Chen, Mathilde, Michel, Lucie, Veslot, Jacques, Makowski, David & al. (2017). Valorisation des données agricoles d’épidémio-surveillance. Création d’outils pour les acteurs régionaux du Bulletin de santé du végétal. VigiCultures, Réfléxions collectives à son évolution, 22 juin 2017, Paris, Acta-INRA – DOI : https://doi.org/10.13140/rg.2.2.36295.60320

Brun, François, Chen, Mathilde, Van de Kerckhove, Simon & al, et. (2017). Epi Agro – Visualiser la santé du blé. Phttps://doi.org/10.13140/rg.2.2.36295.60320résentation du prototype. Pitch au Hackathon Api Agro – SIMA 2017, Paris, DOI :  https://doi.org/10.13140/RG.2.2.28326.42568

Brun, François, Michel, Lucie, Veslot, Jacques, Chen, Mathilde, Makowski, David & al. (2017). Real-time analysis and prediction tools based on data for regional plant health monitoring: application on wheat and wine in France. EFITA 2017, Montpellier (France), July 2nd-6th (European conference dedicated to the future use of ICT in the agri-food sector, bioresource and biomass sector,