[Dossier Presse] Inauguration


L’Institut Convergences #DigitAg dédié à l’agriculture numérique

L’agriculture doit aujourd’hui faire face à quatre exigences : être compétitive, assurer la sécurité alimentaire d’une population en croissance, respecter l’environnement et garantir aux agriculteurs des conditions de vie correctes. Les technologies numériques représentent un axe majeur d’innovation et de développement pour relever ce défi global en transformant fondamentalement l’agriculture.

Financé dans le cadre des Investissements d’Avenir (Référence ANR-16-CONV-0004), l’Institut Convergences #DigitAg, réunit dans un partenariat piloté par Irstea, 17 acteurs, organismes publics de recherche et d’enseignement, acteurs du transfert et entreprises, avec l’objectif d’accélérer et d’accompagner le développement de l’agriculture numérique et des entreprises du domaine, en France et dans les pays du Sud à partir de nouveaux outils, services et usages. Basé à Montpellier avec une antenne à Toulouse et une à Rennes, il a pour ambition de devenir une référence mondiale en agriculture numérique.

#DigitAg est dirigé par Véronique Bellon-Maurel, directrice du département Ecotechnologies d’Irstea. Le directeur adjoint est Frédérick Garcia, directeur de recherche à l’Inra. Son inauguration a lieu ce vendredi 30 juin 2017 à Montpellier (programme et streaming)


Comme l’a souligné le rapport Agriculture-Innovation 2025, remis en 2015 aux ministres chargés de l’Agriculture, de la Recherche et de l’Economie, les technologies numériques représentent un axe majeur d’innovation et de développement pour l’agriculture. Cependant, l’innovation portée par ces nouvelles technologies est plurielle : technologique, organisationnelle, sociale : dans un contexte de concurrence internationale forte, elle se fera en en couplant des connaissances issues de communautés aujourd’hui peu interconnectées. C’est pourquoi il est nécessaire et urgent de fédérer l’ensemble des forces françaises autour d’un objectif commun qui porte une ambition à la fois économique (développer des nouvelles technologies et un secteur industriel nouveau), écologique avec le développement d’une agriculture de précision, et sociale, avec une nouvelle gestion du travail par l’agriculteur, devenu le pilote, avisé et secondé, de son exploitation. Cette nouvelle approche est appelée à servir toutes les agricultures, de l’agriculture conventionnelle à l’agriculture biologique, de la grosse exploitation au petit maraîcher, du Nord aux Sud.

Un partenariat puissant

La force et l’originalité de #DigitAg est de faire converger compétences et expertises :

  • #DigitAg met en œuvre une solide interdisciplinarité entre sciences agronomiques, sciences pour l’ingénieur (informatique, mathématiques, électronique, physique …), sciences sociales, économiques et de gestion, management. A ce jour, plus de 360 experts de ces domaines sont réunis au sein de #DigitAg pour produire les bases scientifiques et pédagogiques nécessaires au déploiement d’une nouvelle agriculture numérique en France, en Europe et dans les pays du Sud.
  • L’Institut réunit des équipes de 17 membres fondateurs : 4 organismes de recherche (Irstea,, INRA, Inria et Cirad), 3 établissements d’enseignement supérieur (Université de Montpellier, Montpellier SupAgro, AgroParis Tech), 2 structures dédiées au transfert-développement (Acta, SATT AxLR) et 8 entreprises (SMAG, Fruition Sciences, IDATE DigitWorld, ITK, Pera-Pellenc, Agriscope, Terranis, Vivelys ).
  • Le projet bénéficie des contributions de 9 structures Investissements d’Avenir : l’I-Site MUSE, les Labex Agro, Numev et Entreprendre, les Equipex Geosud et Phénome, deux projets Investissements d’Avenir Biotechnology & Bioressources(BreedWheat et Amaizing) et la SATT AxLR.
  • Il est soutenu par la Métropole Montpellier Méditerranée (French Tech Montpellier) et est labellisé par le pôle de compétitivité Qualimed.

25 unités de recherche sont réunies autour de 6 axes de recherche et 8 défis sociétaux de l’agriculture (les « challenges ») à relever.

Axes de recherche

  • Axe 1 : Impact des technologies de l’information et de la communication sur le monde rural
  • Axe 2 : Innovations en agriculture numérique
  • Axe 3 : Capteurs, acquisition et gestion de données
  • Axe 4 : Système d’information, stockage et transfert de données
  • Axe 5 : Structuration du Big data agricole
  • Axe 6 : Modélisation et simulation (systèmes de production agricole)

Enjeux et challenges

Les défis sociétaux relevés par #DigitAg visent à répondre à 2 enjeux : améliorer la production agricole (challenges 1 à 4, ci-dessous) et mieux intégrer l’agriculture dans la société (challenges 5 à 8, ci-dessous).

  • Challenge 1 : Le challenge agroécologique
  • Challenge 2 : Le phénotypage rapide
  • Challenge 3 : La protection des cultures
  • Challenge 4 : Des productions animales durables
  • Challenge 5 : Les services de conseil agricole
  • Challenge 6 : La gestion des territoires agricoles
  • Challenge 7 : L’intégration de l’agriculture dans les chaînes de valeur
  • Challenge 8 : Le développement agricole au Sud

Pour mener ces recherches, #DigitAg cofinance 56 doctorants avec les organismes de recherche, 18 années de post-doctorats avec les Labex Agro, Entreprendre et Numev, plus de 150 bourses de masters, dont 45 masters « entreprises membres » et 72 mois d’accueil de scientifiques haut-niveau.

Un dispositif thèses-masters innovant et attractif

Chaque doctorant #DigitAg et chaque stagiaire de master #DigitAg bénéficient d’un budget spécifique pour mener ses travaux de recherche. Les résultats des thèses pourront être diffusés sous forme de démonstrateurs ou d’applications informatiques, grâce à une équipe de développeurs informatiques (l’équivalent de 10 ans de développement est prévu). La SATT AxLR assurera des formations à l’entrepreunariat pour tous les étudiants #DigitAg. Elle pourra accompagner et financer la maturation de projets innovants d’étudiants dès la fin du stage de master.

Une Graduate School « à la française »

24 masters, dont 4 nouveaux, constituent la Graduate School #DigitAg. Ses formations initiales et professionnelles conjuguent sciences agronomiques, sciences sociales, économiques et de gestion, droit, sciences du numérique et mathématiques appliquées.

Des dispositifs pédagogiques innovants enrichissent la Graduate School #DigitAg : l’Observatoire des Usages de l’Agriculture Numérique et le Mas Numérique, site de démonstrations pédagogiques des technologies pour l’agriculture porté ar Montpellier Supagro, des MOOCs, une quinzaine d’écoles-chercheurs et des hackathons annuels, comme le « #DigitAg Challenge » en 2017.

La Graduate School #DigitAg associe au meilleur niveau formation et recherche. Elle est équivalente à une Ecole Universitaire de Recherche (EUR), dont l’appel à projets vient d’être lancé par le gouvernement. Intégrée à l’i-Site MUSE, elle est articulée avec les EUR présentées par MUSE.

Moyens financiers : 147 millions d’euros sur 7 ans

Dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir, le Commissariat Général à l’Investissement a accordé 9.9 millions d’euros à la création de #DigitAg. S’y ajoute 1,4 million d’euros sous forme de bourses de thèses par les organismes partenaires qui prennent aussi en charge les salaires et le fonctionnement courant. Le budget total est de 147 millions d’euros en coûts complets, c’est-à-dire avec les salaires. Enfin, un financement complémentaire de l’ordre de 800 000 euros est prévu par l’I-Site MUSE.

Les 17 organismes partenaires

Consulter les présentations des 17 partenaires

Les forces de #DigitAg par ses dirigeants partenaires

Jean-Marc BournigalJean-Marc Bournigal, président d’Irstea
« Créer de la valeur pour nos agriculteurs, nos entreprises et nos territoires. »
Philippe MauguinPhilippe Mauguin, président de l’INRA
« Mobiliser nos forces scientifiques pour être leader de l’agriculture numérique. »
Michel EddiMichel Eddi, Président du CIRAD
« Faire du numérique un facteur de modernisation et d’innovation pour les agricultures du Sud. »
Antoine Petit

Antoine Petit, Président de l’INRIA
« La convergence de l’agriculture de demain et des sciences du numérique est fondamentale. »

Anne-Lucie WackAnne-Lucie Wack, Directrice Générale de Montpellier SupAgro
« Des pédagogies innovantes, des compétences pour accompagner la transition numérique des agricultures au Nord et au Sud. »
Philippe AugéPhilippe Augé, Président de l’Université de Montpellier
« L’agriculture numérique est un enjeu clé de l’I-SITE MUSE »
Gilles TRYSTRAMGilles Trystam, Directeur Général d’AgroParisTech
« Une réponse collective et coordonnée à un défi économique et social majeur ».
Philippe LecouveyPhilippe Lecouvey, Directeur Général d’Acta- Les instituts techniques
« Une dynamique de recherche pour les innovations à venir, en partenariat enrichi de nouvelles compétences au service des agriculteurs et des filières »
Philippe NerinPhilippe Nérin, Président de la SATT AXLR
« Accompagner la maturation des innovations en agriculture numérique. »
Guillaume FernandezGuillaume Fernandez, Président d’Agriscope
« La force de #DigitAg c’est le mix de ses thématiques plurielles : data, agronomie, environnement, électronique… »
Sebastien Payen

Sébastien Payen, Président de Fruition Sciences
« Interdisciplinarité, partenariats public/privé et enseignement supérieur ouvert à l’international sont les forces de #DigitAg. »

Yves GASSOTYves Gassot, Directeur Général d’IDATE DigiWorld
« L’agriculture entre dans une phase passionnante de transformation numérique radicale. »
Eric JallasEric Jallas, Président d’ITK
« #DigitAg rassemble tous les talents pour une nouvelle agriculture. »
Remi NieroRémi Niero, Président de Pera-Pellenc
« #DigitAg est un tremplin pour la viticulture numérique. »
Stéphane MarcelStéphane Marcel, Directeur Général de SMAG
« Accélérer le processus d’adoption des innovations technologiques et agronomiques dans les exploitations agricoles avec #DigitAg. »
Marc TondriauxMarc Tondriaux, Président de TerraNIS
« Une opportunité pour bâtir des offres avec de nouveaux partenaires du numérique. »
Nicolas BERNARDNicolas Bernard, Responsable Pôle Vigne, Vivelys
« Un engagement dans les formations, une force pour la filière viticole. »

 

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